Rachid BENYAAGOUB

Artiste visuel

est né en 1985, à Taourirt, Maroc.

Il vit et travaille à Tétouan, Maroc.

 

E-mail: rachid.benyaagoub@gmail.com

GSM: +212 662 283 450

Adresse: Derb Hmar, N°7, Résidence Nakhil, Bloc E,  1er étage, Appt N° 3, Tétouan - Maroc

Diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, où il enseigne le depuis 2010, Rachid BENYAAGOUB est un artiste qui allie la pratique du dessin, de la vidéo et de l’installation. Au croisement du spectacle et de la consommation, il s’engage dans une approche visuelle et plastique, principalement axée autour du rapport de l’être à la technique et ses manifestations sociales, culturelles et comportementales ; questionnant les illusions spéculaires du capitalisme.

Les principes de la menuiserie et les outils de constructions de bâtiments sont deux registres artisanaux qui ont nourri l’imaginaire de l’artiste dès son jeune âge : scie, bûche de chêne, maison des ancêtres, bois-mort, tours abandonnées, etc. De-là, de cette envie de manier les formes et les choses, Benyaagoub fait de l’effondrement des identités culturelles et de la naissance de nouvelles formations d’identification virtuelle les thèmes centraux de ses activités créatrices.

Dès son travail intitulé « Marocode » (2013), il interpelle la contemporanéité d’une terre déchirée entre tradition et modernité, et cela en faisant appel aux techniques de la broderie et du QR code pour en faire un drapeau à la fois sublime et ambigu. « Enjoy your show » (2015) vient recadrer ce qui ne cesse jusqu’ici d’échapper aux cadres, non pas pour réactiver les tactiques mercatiques, mais pour les cerner et les déconstruire, pour forger un purgatoire pictural de transit vers l’avènement d’une société libérée du spectacle et ses simulacres. Une sorte de mise à plat qu’il développe soigneusement dans son installation « Tamis VR » (2020).

Les mutations technologiques ainsi que les récits numériques, modernes et contemporaines, qui obsèdent notre civilisation depuis le début du troisième millénaire constituent le noyau de la réflexion de l’artiste. Celui-ci consacre une grande partie de son travail au déchiffrement des limites du réel et du virtuel, dans ses rapports les plus complexes à la question de technique et des origines, notamment dans « Identity » (2016) où il explore la fragilité des discours communautaristes dans la perdition de la langue et l’égarement de la lumière.

Depuis quelques années, Benyaagoub s’oriente vers une recherche autour de la mémoire collective du Maroc Oriental et réfléchit l’introduction du design graphique dans une forme de restauration visuelle et plastique des ruines. En 2017, il assiste au séminaire d’Alhambra consacré aux techniques architecturales et artistiques du patrimoine islamique. Benyaagoub participe activement au Festival International d’Art Indigène, fondé par un collectif d’artistes marocains, belges, espagnoles et français ; et expose dans nombreux espaces : le centre d l’art moderne et contemporain de Tétouan (CAMT), la maison des artistes (Tanger), et récemment au 18 derb El Ferran dans le cadre de l’African Art Fair 1.54 (Marrakech).